Note sur les critères de sélection des formateurs

Tout individu possède un certain potentiel vocal que la méthode Oraltitude permet, hors pathologie vocale, de faire éclore dans sa plénitude, quel que soit l’état phonatoire de départ (cela se démontre rigoureusement grâce à nos travaux). On peut alors, compte tenu de ce qui précède, légitimement se demander les raisons d’une « sélection ». Quelques explications s’imposent donc. Elles ont trait au temps nécessaire pour former un formateur et au « rendement vocal » de ce formateur une fois formé. Vu l’importance et l’urgence de l’enjeu, il nous faut être pour les premières promotions à la fois le plus rapide et le plus efficace possible dans cette entreprise.

Le plus rapide. Le paramètre qui détermine la durée (appelons-la t1) de la formation d’un futur formateur (appelons-le f) est la vitesse de réponse de ce formateur au signal vocal harmonique qui lui est adressé par celui qui le forme (appelons-le F). La rapidité de cette réaction, c’est-à-dire la vitesse et la qualité de la réponse vocale aux sons émis par F est en rapport avec la qualité de l’oreille spectrale (écoute fine des sons) de f. Qualité qu’il est toujours possible d’améliorer car elle concerne des groupes de neurones miroir du cerveau mimétique, c’est-à-dire une zone cognitive d’apprentissage

Le plus efficace. Le nombre de séances nécessaires (appelons cette durée t2) pour optimiser la voix d’un individu est, lui, inversement proportionnel au potentiel de richesse harmonique du timbre de voix du formateur. Pour le dire autrement, plus la fourniture harmonique de la voix du formateur est riche, plus la réaction du locuteur est rapide (et donc, plus la reproduction, dans sa tessiture, de la qualité harmonique entendue se fait vite et donc plus la durée d’apprentissage est réduite). Mais contrairement à la qualité d’écoute spectrale, la fourniture harmonique de la voix est une valence pour laquelle nous ne sommes pas tous égaux : c’est une donnée de nature. Il y a des voix à haute teneur harmonique et des voix plus légères. La technique d’optimisation du timbre de la voix que nous avons mis au point permet, nous l’avons dit, de faire éclore, chez chaque individu, la totalité des potentialités de sa voix. Les propriétaires des voix plus légères peuvent donc eux aussi devenir formateurs mais avec un rendu de réponse plus long que les propriétaires de voix à grain riche en harmonique.

Compte tenu de ce qui précède, on voit que si tout le monde peut devenir formateur (du moins en ce qui concerne le plan phonatoire) le temps de formation nécessaire à la formation vocale du futur formateur est d’autant plus raccourci que la réactivité de son oreille spectrale est élevée et le rendement de ce formateur une fois formé est d’autant plus élevé que sa voix, une fois optimisée, est riche en harmoniques. Ce qui revient à dire que pour viser, dans le cas qui nous occupe, une mise en place rapide et efficace d’une structure de formation, il faut prendre en compte deux valences :

- la qualité de l’oreille spectrale du candidat formateur (qualité qui n’est pas une donnée immuable et qui peut toujours s’inscrire dans une perspective de progrès)

- le grain de sa voix, c’est-à-dire la richesse potentielle ou avérée de son timbre (donnée de nature qu’on ne peut changer et potentialité qu’il s’agit seulement de faire éclore ; ce que permet évidement la technique que nous avons mise au point). Ces deux valences déterminant donc pour un individu donné, pour la première, le temps « t1 » nécessaire à sa formation (temps nécessaire pour qu’un groupe d’élèves ait devant lui un formateur agréé), et, pour la seconde, le temps « t2 » qu’il faut ensuite à ce formateur pour optimiser l’émission vocale des enfants dont il a charge. Il nous faut donc prendre en compte l’addition t1+t2.

Sommation dont le résultat est d’autant plus faible que les deux paramètres explicités ci-dessus (qualité de l’oreille spectrale et richesse harmonique) sont élevés chez un formateur donné.

En vertu, d’une part, de ce qui précède et, compte tenu, d’autre part, de l’urgence qu’il y a à fournir des formateurs de voix performants au système éducatif, on comprendra que nous sommes contraints de sélectionner les candidats en évaluant ces deux valences. Ceci d’autant plus que, comme nous l’avons dit, nous serons tenus, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires à une obligation de résultats sur un calendrier de formation extrêmement court.

En résumé, concernant le périmètre purement phonatoire, les auditions ont pour but de déterminer le profil vocal du candidat (au regard des paramètres qui définissent l’Oraltitude).

Profil vocal qui se décline sur deux points indépendants de son état phonatoire au moment de l’audition :

- la potentialité de la teneur en harmonique de la voix du candidat,

- sa vitesse de réponse spectrale (c’est-à-dire sa vitesse de réponse et donc de correction des valeurs en excès ou en défaut des paramètres de sa voix tels que définis par l'Oraltitude).