• Professeur à l'UFR des sciences de l'éducation et des pratiques de formation

M. AMORETTI m’a fait découvrir un domaine de maîtrise possible que j’ignorais largement. Sa pédagogie fortement individualisée, les tests et exercices contrôlés qu’ils nous a faits faire, les diagnostics et conseils qu’il nous a prodigués m’ont amené à mieux placer ma voix, à varier plus facilement son amplitude et son débit, à améliorer sa tonalité trop assourdie et à pouvoir parler fort sans fatigue. Tout cela peut paraître secondaire dans les tâches que nous avons à faire. Pourtant, je dois le reconnaître, il en est résulté un incontestable mieux être pour moi et, je le crois, pour les étudiants.

Professeur Raymond BOURDONCLE, UFR des sciences de l'éducation et des pratiques de formation, décembre 1993, Paris


  • Professeur agrégé d’Arts Plastiques, IUFM Paris

Alors même que la plupart des stagiaires de 2ème année d’IUFM avait terminé les épreuves pratiques de CAPES ou de CAPET, le cours de M. AMORETTI faisait le plein et d’un commun accord, nous dépassions largement les horaires. Le fait est suffisamment exceptionnel pour être remarqué. Le cours de voix qui se présentait comme une option saupoudrée au hasard des animations du tronc commun, nous est apparu comme une discipline fondamentale. Un des signifiants majeurs de la fonction enseignante, s’avère être « la voix ». Elle est un des plus puissants ressorts de l’apprentissage scolaire, elle est partie intégrante du rituel, c’est une précieuse médiation. Nous avons, grâce à M. AMORETTI, pu prendre conscience de nos possibilités vocales, les analyser, les corriger en vue d’une application pédagogique. D’autre part, la pédagogie même de M. AMORETTI constituait une leçon en soi. L’accompagnant d’instruments divers, mêlant les méthodes des plus ludiques à une bonne humeur communicative, le cours de voix s’est vite imposé comme lieu d’apprentissage et de plaisir. La voix nous est apparue comme l’instrument modulable traitant parfois avec force et emphase, ou murmurant selon le cadre et les récepteurs.Mon seul regret est que ce cours n’ait été qu’une option en fin d’année, il me semble souhaitable que la voix du professeur fasse l’objet d’un travail approfondi durant tout le cycle d’IUFM.

Robert BARET, professeur agrégé d’Arts Plastiques, IUFM Paris, avril 1993.